Production
Mario a eu la double infortune de naître sur une île du Sud de l'Italie qui ne vit que de la pêche, et de détester cette activité. Aussi, quelle ne fut sa joie lorsqu'il apprit qu'il était engagé comme facteur dans le village voisin, et qu'en outre son travail se limiterait à desservir une seule adresse, mais quelle adresse : celle de Pablo Neruda, le poète chilien en exil. Neruda se laisse peu à peu séduire par cet admirateur enthousiaste qu'il trouvait envahissant aux débuts de leur relation. Une amitié naît entre les deux hommes. Neruda communique à l'homme qui concrétise son lien avec le monde l'amour des mots et le sens de leur agencement. Il l'aide même à conquérir la femme qu'il aime et qu'il pourra bientôt épouser...
Sicile, années 1920. A la tête de la famille Carrizzo se trouve Carmela, une femme tenace et combative qui échappe aux abus de Vincenzo Spanò, un agriculteur qui la persécute au point de détruire sa vie. Pour sauver le peu qu'il lui reste, Carmela est contrainte de faire un choix courageux : s'enfuir à Naples, épouser une italo-américaine par procuration et tenter d'entrer en Amérique. Là, la femme devient propriétaire d'un restaurant dans la Petite Italie mais ce qui semble, finalement, une vie heureuse voit, en réalité, le destin toujours rôder.
James, un écrivain quinquagénaire anglo-saxon, donne en Italie, à l'occasion de la sortie de son dernier livre, une conférence ayant pour thème les relations étroites entre l'original et la copie dans l'art. Il rencontre une jeune femme d'origine française, galeriste. Ils partent ensemble pour quelques heures à San Gimignano, petit village près de Florence. Comment distinguer l'original de la copie, la réalité de la fiction ?
L'histoire se déroule dans l' Agro Pontino au moment de la remise en état. La famille Corradi déménage de l' Émilie-Romagne à Agro Pontino. La vie continue joyeusement jusqu'à ce que Giulia rencontre les deux amis Andrea et Giacomo. Andrea est le fils de colons (les Acciari), tandis que Giacomo est le fils du maître De Santis. Les deux tombent follement amoureux de Giulia, mais Giulia tombe amoureuse d'Andrea et décide de l'épouser.
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Enrico Oliveri, secrétaire général du parti de l'opposition est inquiet : les sondages le donnent perdant. Un soir, il disparaît brusquement laissant une note laconique. C'est la panique au sein du parti, tout le monde s'interroge pour essayer de comprendre les raisons de sa fuite pendant que son conseiller Andrea Bottini et sa femme Anna se creusent la tête pour trouver une solution. C'est Anna qui évoque en premier le nom du frère jumeau du secrétaire général, Giovanni Ernani, un philosophe de génie, atteint de dépression bipolaire. Andrea décide de le rencontrer et élabore un plan dangereux...
À Rome, à la sortie d’une boite de nuit, un adolescent trouve la mort dans un accident de voiture. Tout laisse à penser qu’il s’agit d’une simple collision, mais Corso, ancien flic devenu détective privé, est persuadé du contraire. Michelle, la mère du jeune homme et ancienne maîtresse de Corso, est à présent avec un homme de pouvoir, l’influent avocat Argento. Au cours de l’investigation s’ajoute la découverte du cadavre d’un ingénieur, apparemment proche de l’avocat. Corruption, écoutes téléphoniques, espionnage, règlements de compte : l’enquête va s’avérer difficile pour Corso, qui tente de faire éclater la vérité sur la mort du fils de Michelle.
Le 16 mars 1978, Aldo Moro, le chef du parti chrétien-démocrate, est séquestré par les Brigades rouges. Il sera assassiné le 9 mai suivant.
Combien d’injustices doit encore subir le pauvre Gianni ? De ses collègues de bureau, à son infecte voisine, jusqu’aux exigences impossibles de son ex-femme, les brimades qu’il vit au quotidien sont infinies. Il faudrait se mettre en colère et apprendre à se faire respecter, mais comment fait-on?
Gianni, la soixantaine éclatante, fait preuve d’un dévouement exceptionnel : il est au service de son épouse, femme active débordée, de sa fille adorée, du fiancé de sa fille qui a élu domicile chez lui, et surtout de sa vieille mère, noble déchue qui s’obstine à vivre au-dessus de ses moyens. Un jour, son ami Alfonso lui ouvre les yeux : tous les hommes de sa génération, malgré leurs airs respectables, ont une maîtresse. Gianni tente alors de changer les choses... Il y a Gabriella, l’inaccessible, désirée de longue date, Valeria, son merveilleux premier amour, la sublime Cristina, aide à domicile de sa mère, et l’infinité des femmes qui peuplent le monde... Gianni, tel un vieux moteur qui se remet en marche, fait du boucan, de la fumée, mais peine à passer la seconde.
En 1985, Giancarlo Siani est tué de dix balles de revolver. Il avait 26 ans. Il était journaliste au quotidien "Il Mattino" et avait le défaut de s’informer, de vérifier les nouvelles, d’enquêter sur les faits. Nous le suivons ici dans les quatre derniers mois de sa vie : son dernier été, quand il descendait tous les jours dans l’enfer de Torre Annunziata, règne du boss mafieux Valentino Gionta. A cette période, tout tournait autour des intérêts pour la reconstruction de l’après-tremblement de terre de 1980. Au milieu des « camorristes », des politiciens corrompus, des magistrats craintifs et des carabiniers impuissants, Giancarlo voyait. Il comprenait.