
Boudjemaâ Karèche
Acting
Biographie
Boudjemaâ Karèche, né en 1941, est un licencié en Droit de la Faculté d'Alger. Animateur de la Cinémathèque Algérienne dès 1971, il y est nommé directeur de 1978 à 2003, succédant à son fondateur, Ahmed Hocine. Ce haut lieu de culture, de débats, de liberté, connu des cinéphiles du monde entier, épouse l’histoire de l’Algérie. Deux salles de cinéma privées jouxtent la cinémathèque. En 1995, en pleine guerre civile, des bombes les ont ravagées, provoquant huit morts et de nombreux blessés. Jamais la Cinémathèque d’Alger n’a suspendu une séance. Outre son activité de conservateur et ses nombreuses participations à des jurys de festivals internationaux, Boudjemaâ Karèche a fait quelques apparitions en tant qu'acteur dans des films de Merzak Allouache ("Les Aventures d'un Héros", "L'Homme qui regardait les fenêtres") et de Mohamed Bouamari ("Premier Pas"). En 2005, il publie le livre "Un Jour, Un Film" (Editions Jazz, Alger), recueil d'anciens articles rédigés pour les quotidiens algérois Le Matin et Liberté. En 2009, Boudjema Karèche publie "Juste Un Mot", puis en 2013 "L'Héritage Du Charbonnier", récit sur la vie et l'oeuvre du cinéaste algérien Mohamed Bouamari disparu en 2006. En 2021, le collectif «Cinéma Mémoire» mets en ligne sur la plateforme Viméo une série de master-class animés par Boudjemaâ Karèche «Boudjemaâ Karèche : L’Instinct Du Cinéma» .
Connu pour

C’est un homme de 75 ans à moitié aveugle. Il fait 3000 pas chaque jour. Depuis 2004 il a pris une décision : il ne parlera plus de cinéma. Boudjemâa, notre mémoire vivante. Celle du cinéma algérien, du cinéma africain, du cinéma arabe, du cinéma tout court. La Cinémathèque d’Alger, Le « chef d’œuvre du cinéma algérien », Boudjemâa Karèche l’a dirigée pendant 34 ans. Alors pourquoi Boudjemâa ne parle-t-il plus de cinéma ? La réponse est à chercher du côté des circonstances qui ont provoqué son éviction de la Cinémathèque. Boudjemâa s’est tu. Le temps est venu pour lui de laisser la parole penser toute seule.
Boudjemâa et la Maison Cinéma

Qui se souvient de Mohamed Zinet ? Aux yeux des spectateurs français qui reconnaissent son visage et sa frêle silhouette, il est simplement \"l'acteur arabe\" des films français des années 1970, d'Yves Boisset à Claude Lelouch. En Algérie, c'est un tout autre personnage… Enfant de la Casbah, il est l'auteur génial d'un film tourné dans les rues d'Alger en 1970, Tahya Ya Didou. Par cette œuvre unique, Zinet invente un nouveau cinéma, raconte une autre Histoire, montre les Algérois comme jamais auparavant. Dans les pas de son ainé, dans les ruelles de la Casbah ou sur le port d'Alger, Mohammed Latrèche retracera l'histoire de Tahya Ya Didou et de son réalisateur.
Zinet, Alger, le Bonheur

Un père de famille pauvre vivant dans le Sahara algérien, trompe sa tribu en mettant le signe du « héros attendu » sur son nouveau né. La tribu tout entière célèbre l'enfant élu et le prend en charge. Avec l'arrivée d'un éminent professeur censé lui enseigner les valeurs de la vie, les aventures de ce vrai faux héros débutent.
Les Aventures d'un Héros

Un bureau de police à Alger quelque temps après l’indépendance. Monsieur Rachid, père de famille, cinquante ans environ, ancien fonctionnaire colonial muté à la bibliothèque annexe du cinéma et excédé par sa triste vie, face à un inspecteur qui le questionne, tente de s’expliquer : pourquoi a-t-il tué son ancien chef de service à l’issue d’une longue nuit d’errance ?
L'Homme Qui Regardait Les Fenêtres

Série documentaire en deux parties : 1. Un peuple sans voix (80'), 2. Une terre en deuil (78'). Partie 1 : Un peuple sans voix : octobre 88, la République algérienne vacille, le film remonte aux sources de cette tragédie et explique comment le face à face entre les islamistes et le pouvoir s’est enclenché. L’interruption des élections législatives de décembre 91, suivie peu de temps après par l’assassinat du président Boudiaf, en juin 92, plonge l’Algérie dans le chaos. Partie 2 : Une terre en deuil : l’engrenage de la violence qui mène aux massacres et les dessous économiques et géopolitiques de la guerre. Plus de 100 000 morts, un degré de barbarie inouïe, des massacres, en apparence incompréhensibles… Derrière la vitrine officielle du pouvoir et sa scène politique factice, se cache un pouvoir de l’ombre.
Algérie(s)

Jacqueline Gozlan - qui a quitté l'Algérie avec ses parents en 1961 - retrace avec nostalgie l’histoire de la Cinémathèque d’Alger, indissociable de celle de l’Indépendance du pays, à travers des extraits de films et de nombreux témoignages ; notamment celui de l’un de ses créateurs, Jean-Michel Arnold, mais aussi de cinéastes tel Merzak Allouache et de critiques tel Jean Douchet. Lieu de vie pour les Algérois, la Cinémathèque fut la plaque tournante des cinémas d’Afrique. Créée en 1965 par Ahmed Hocine, Mahieddine Moussaoui et Jean-Michel Arnold, la Cinémathèque profite de l’effervescence de l’Indépendance. La Cinémathèque devient un lieu de rencontres pour la société algéroise, les futurs cinéastes y trouvent leur meilleure école. En 1969, le Festival Panafricain d’Alger réunit tous les cinéastes d’Afrique, et à partir de 1970, Boudjemâa Kareche développe une collection de films arabes et africains.
Mon Histoire N'est Pas Encore Écrite

Un couple moderne se cherche à trouver le bonheur conjugal dans un contexte où la société algérienne fait le "premier pas" vers l'émancipation féminine. Une femme deveint présidente d'une assemblée populaire communale. Trouvera-t-elle le bonheur ?
Premier Pas

C'est avec l'architecte Jean-Jacques Deluz, que nous visitons Alger, "sa ville" depuis 1960 et qu'il n'a quitté que deux années pendant les pires moments du terrorisme. Au départ de la Casbah, au centre du XIXe siècle, en passant par les cités de Fernand Pouillon et Bab El Oued pour arriver la Cité nouvelle de Maelma qu'il construit aujourd'hui. Regard tendre, mais sans concessions à la fois promenade architecturale et rencontres avec des acteurs de l'art et de la culture : Djamel Allam, le chanteur kabyle, Djamel Amrani, le poète, ami de Jean Sennac, Mohamed Ben Gettaf , dramaturge et directeur du théâtre d'Alger, Souad Delmi-Bourras, jeune designer, Boudjemàa Kareche, directeur de la Cinémathèque algérienne, Amine Kouider, chef d'orchestre, qui relance l'opéra en Algérie, le peintre Malek Salah, et d'autres encore. Un regard sur l'Algérie et les Algériens, loin des clichés de certains médias, le parti pris étant de chercher les signes d'espoir plutôt que le "sang et les larmes".