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Yves Boisset

Yves Boisset

Directing

Biographie

Il collabore à un certain nombre de revues spécialisées (Cinéma, Midi Minuit Fantastique), ainsi qu'à l'hebdomadaire Les Lettres françaises, et travaille avec Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier à la première édition (1960) de « Vingt Ans de cinéma américain ». Dans les années 1970, il incarne un cinéma de gauche, s'inspirant souvent d'évènements réels : la police (Un condé), l'affaire Ben Barka (L'Attentat), le racisme (Dupont Lajoie) pour lequel il demandera une coécriture du scénario avec Jean-Pierre Bastid et Michel Martens, l'intrusion de la politique dans le judiciaire (Le Juge Fayard dit Le Shériff). Il est également un des premiers à aborder la guerre d'Algérie (R.A.S.). Il adapte ou coadapte par ailleurs plusieurs auteurs reconnus : Michel Déon et son Taxi mauve, Marie Cardinal avec André Weinfeld pour La Clé sur la porte, Jean-Patrick Manchette avec Folle à tuer, Jean Vautrin pour Canicule, Philippe Djian et Bleu comme l'enfer. À partir du milieu des années 1980, il se consacre quasiment exclusivement à la télévision (son dernier long métrage de cinéma en date est La Tribu en 1990), avec des réalisations historiques : L'Affaire Seznec, L'Affaire Dreyfus, Le pantalon (affaire Lucien Bersot, fusillé pour l'exemple), Jean Moulin, L'Affaire Salengro. Ayant enquêté sur les massacres de membres de l'Ordre du Temple solaire pour son film Les Mystères sanglants de l'OTS, il a été entendu comme témoin de la défense lors du procès du chef d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik1. En 2011, il publie son autobiographie La Vie est un choix (Plon). Invité par Radio Courtoisie le 1er décembre à commenter son ouvrage, il revient sur l'ensemble de sa carrière et raconte à cette occasion comment France-Télévision l'aurait empêché de mettre certaines images d'archives datant de la Seconde Guerre mondiale dans son 12 balles dans la peau pour Pierre Laval.

Connu pour

Midi Première
9.0

Midi Première est une émission de variétés française présentée par Danièle Gilbert, réalisée par Jacques Pierre et diffusée du 6 janvier 1975 jusqu'au 1er janvier 1982 sur TF1. L'émission était diffusée généralement entre 12h15 et 12h55 pour laisser place ensuite au journal TV de 13h00. Cependant, l'horaire de diffusion pouvait évoluer, en fonction des invités, et du cadre ou était tournée l'enregistrement de l'émission. Certaines prestations d'artistes devenues sont devenues cultes comme celle où Ringo en interprétation bouscule avec un manifestant (1977), celle de Dalida avec le titre Il y a toujours une chanson avec la bande-son qui ne part pas, par deux fois, à la bonne vitesse (1978), Claude François et ses Clodettes, qui, en province, n'arrivent pas à rejoindre "le plateau" afin d'interpréter sa chanson, ce dernier étant pris par la foule de fans en délire (été 1977). Le groupe Supertramp s'y produisit avec le titre "Dreamer" le 8 mars 1975.

Midi Première

1975Série
Paris brûle-t-il ?
7.2

En ce mois d'août 1944, les armées américaines et françaises ne sont plus qu'à une centaine de kilomètres de Paris. Le général Dietrich Von Choltitz, convoqué au quartier général de Hitler, s'entend confier le commandement de la ville de Paris, avec mission, en cas de victoire alliée, de détruire la capitale sous un déluge de feu. Cependant, dans les caves parisiennes, la Résistance ne reste pas inactive. Le colonel Rol-Tanguy, chef des F.F.I., s'entend avec Jacques Chaban-Delmas, l'envoyé spécial du général de Gaulle, pour planifier l'insurrection de la population. Un massacre d'étudiants dans le bois de Boulogne, perpétré par les S.S sur dénonciation d'un traître, pousse les combattants de l'ombre à déclencher plus tôt que prévu le début des hostilités. Des affiches appelant au soulèvement armé fleurissent sur les murs de la capitale. Un groupe de résistants s'empare de la préfecture de police et s'y barricade…

Paris brûle-t-il ?

1966Film