
William Cliff
Acting
Biographie
William Cliff (de son vrai nom André Imberechts) est un poète belge de langue française, né le 27 décembre 1940 à Gembloux. Les premiers poèmes de Cliff ont été remarqués par Raymond Queneau et ont trouvé leur chemin vers la maison d'édition Gallimard en 1973. Cliff a passé la majeure partie de sa vie à Bruxelles. Dans les années 1970, il se lie d'amitié avec l'écrivain Conrad Detrez. Il a reçu le Grand Prix de Poésie de la SGDL en 2006, le Grand Prix de Poésie de l’Académie française et le prix Roger Kowalski en 2007, le Prix quinquennal de littérature en 2010 et le prix Goncourt de la Poésie en 2015. Quatrième d'une fratrie de neuf enfants, William Cliff fait des études de philologie romane à l’Université catholique de Louvain. C'est de cette époque que date sa passion pour le poète catalan Gabriel Ferrater, qu'il rencontrera, traduira en français, et qu'il reconnaîtra comme son influence majeure. Ses poèmes sont rapidement remarqués par Raymond Queneau, et il sera systématiquement édité par Gallimard jusqu'en 1986. Il a rendu hommage à son compatriote Conrad Detrez en 1990. Quelques années après sa mort, il a écrit un recueil de poèmes sur la vie de Detrez. Des adaptations de celui-ci ont été apportées au théâtre à plusieurs reprises. Il participe en 1984 à l'écriture de l'album Silicone Lady, Motel Suicide de la chanteuse excentrique franco-japonaise Megumi Satsu en livrant deux titres: Tout est amour et Clocharde (Polydor 1984). Longtemps attaché à son vers régulier (notamment le vers de 14 syllabes, sa «marque de fabrique», et le décasyllabe), souvent aux formes fixes traditionnelles (dizain, ballade et sonnet). William Cliff a remporté le Prix Goncourt de la poésie 2015. Source: Article "William Cliff" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.
Connu pour

Magazine culturel consacré à la littérature. L'émission proposait des discussions ouvertes entre quatre ou cinq auteurs autour d’un sujet commun, mais également des entrevues individuelles avec un seul auteur. En 15 ans d’existence, Apostrophes est devenu l'émission littéraire emblématique à la télévision française de cette période, notamment grâce à la personnalité de son présentateur Bernard Pivot, la diversité et la qualité de ses intervenants, voire des polémiques qui surgirent épisodiquement lors de l'émission.
Apostrophes
Un film peut-il faire entendre la poésie? C’est la question de «William Cliff, poète» qui condense l’image autour du poète pour en faire jaillir cette poésie si charnue, de souffle et de rocaille, cette langue aussi familière qu’insoupçonnée. Cliff y lit ses propres textes. Dans un premier temps, autobiographique, il se raconte; dans un second temps, biographique, il raconte un ami écrivain, Conrad Detrez, mort du sida. Entre-temps, la poésie aura voyagé sur d’autres bouches, par la chanson (Arno a mis en musique l’un des poèmes et le chante), par des traducteurs qui disent des fragments dans leur langue (arabe, yiddish, espagnol, catalan, flamand), par un enfant qui récite de mémoire, par une traductrice gestuelle qui alterne silences et bruits de corps. Par la destruction physique du livre, enfin: le passage au pilon est un autodafé autorisé par les lois du marché. Tandis que cette voix de rimes, d’allitérations et de vers nous sera devenue naturelle…