Malek Ouary
Writing
Biographie
Malek Ouary, né le 27 janvier 1916 à Ighil Ali, en Kabylie (Algérie) et mort le 21 décembre 2001 à Argelès-Gazost en France, était un écrivain et journaliste algérien de langue française. Malek Ouary est né dans une famille kabyle chrétienne de la tribu des Aït Abbas, dans un village du massif des Bibans rendu célèbre par Fadhma Amrouche dans son autobiographie. Après des études primaires locales, il poursuit à Alger des études secondaires puis supérieures en littérature et en philosophie dans le système scolaire français de la période coloniale qui exclut d'autres langues et lui désapprend le kabyle. Il devient enseignant en lettres puis, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, journaliste à la section kabyle de Radio-Alger - dépendant de l'ORTF - avant de devenir secrétaire de la rédaction. Après la lecture de Chants berbères de Kabylie de Jean Amrouche il entreprend de se consacrer à la sauvegarde de la culture kabyle et berbère et entame un travail de collecte et d’enregistrement de poésies, de textes, de contes et de chants rituels kabyles pour conserver et faire connaitre ce patrimoine qu'il a redécouvert après la «rupture intégrale» de ses études et pour lequel il nourrit une grande passion. Il publie également des articles et reportages sur le mode de vie kabyle dans différentes revues comme Ici Alger, Algeria. En 1956, il publie son premier roman, Le grain dans la meule, roman de vengeance et de rédemption inspiré de faits réels s’étant déroulé dans un village de la région des Ait Abbas, qui obtient un succès autant de la critique que du public. En 1957, il écrit «le Noël du petit cireur». La société Armor-Films va en tirer en 1960, un court métrage (30’): «le rendez-vous de Noël» qui sera programmé à la télévision à Paris et à Alger (présentée comme «Alger l'unique TV musulmane du monde»). Dans ce Court métrage d’André Michel jouent Michel Piccoli, Michèle Méritz, Malek Safir. Ayant perdu son petit Joseph, huit ans, renversé par une voiture le, sa mère refuse de l’admettre et son mari entretient l’illusion. La veille de Noël, elle découvre, un petit cireur sans famille. Il se nomme Youssef. Youssef ... Joseph! Elle le recueille. Le matin de Noël, les parents découvrent devant la cheminée, leurs chaussures cirées comme neuves. «Le Rendez-Vous de Noël» est surnommé par Encyclociné «le Noël du petit Yaouled», et c’est bien cette image du petit cireur, du «Yaouled» qui reste collée à cette période de la fin de la colonisation et qui sera l’objet de campagnes de reconversion de ces gamins sous la présidence de Ben Bella. Cette image donc a sans doute gêné la rediffusion d’un des premiers films tirés d’une œuvre d’un auteur algérien. Malek Ouary avait comme deuxième prénom, Angelo, qui est la traduction de son prénom Malek et qui a sans doute inspiré sa nouvelle «Les larmes de l’ange» publiée à l’été 1957 dans Alger-revue. Pendant la Guerre d'Algérie, il part s'installer en France pour travailler pour l'ORTF de Paris en 1959 - où il travaillera jusqu'à sa retraite - et se marie avant de poursuivre sa carrière de journaliste et d’écrivain. ... Source: Article "Malek Ouary" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.
Connu pour

Magazine culturel consacré à la littérature. L'émission proposait des discussions ouvertes entre quatre ou cinq auteurs autour d’un sujet commun, mais également des entrevues individuelles avec un seul auteur. En 15 ans d’existence, Apostrophes est devenu l'émission littéraire emblématique à la télévision française de cette période, notamment grâce à la personnalité de son présentateur Bernard Pivot, la diversité et la qualité de ses intervenants, voire des polémiques qui surgirent épisodiquement lors de l'émission.
Apostrophes

Cette histoire en marge de la guerre d’Algérie pourrait être un conte oriental. Le « Rossignol de Kabylie » est le surnom donné au vieil Ahieddine, un poète qui vit dans un village de la montagne. Ahieddine reçoit la visite d’un jeune officier français. Que lui veut-il ? Des renseignements sans doute. Le lieutenant qui a naguère étudié la langue kabyle ne veut que rendre visite à un poète qu'il admire, lui parler et entendre de sa bouche un poème. Pareille visite sera difficile à justifier auprès des hommes du maquis. Le soir même, on vient chercher Ahieddine pour le faire comparer devant un tribunal de maquisards. Il est condamné à mort pour trahison. A-t-il un désir avant de mourir ? Oui, composer un dernier poème, le poème de sa mort. Il improvise un poème, les hommes l'écoutent, l'émotion les gagne à travers ces mots de leur propre langue qui expriment la poésie de leur peuple. Ils gracient le vieil Ahieddine et lui rendent sa liberté.
Le Rossignol de Kabylie
Malgré ses mauvaises notes et les réprimandes paternelles, Joseph, huit ans, attend avec confiance la venue de Noël. Il part à l’école, résolu à mieux faire. Hélas, une voiture le renverse. Il ne connaîtra plus jamais Noël. Sa mère refuse de se rendre à l’évidence. Elle croit à une fugue et prépare le retour de son fils, aidée par son mari qui entretient l’illusion. Pendant la veillée de Noël, elle découvre, blotti contre la porte, un petit cireur sans famille, ni domicile. Il se nomme Youssef. Youssef... Joseph... Même prénom ou presque... Même âge... Même candeur dans le regard... Même gentillesse spontanée... Désormais, le petit cireur aura un foyer. Le lendemain matin, les parents, émus, découvrent devant la cheminée, leurs chaussures cirées avec un tel soin qu’elles semblent briller comme la première fois