
Pierre Ichac
Directing
Biographie
Pierre Ichac, né le 7 juin 1901 à Paris et mort le 20 août 1978 à Clichy, est un photographe, cinéaste, grand reporter, explorateur et ethnologue français spécialiste de l'Afrique, du Sahara algérien et de l'Afrique noire. Il est le fils du journaliste financier Eugène Ichac et de Jeanne Manteau, et le frère du cinéaste de montagne Marcel Ichac. Il commence sa carrière en 1922 en tant qu’ingénieur agronome, dans les sucreries de haute-Égypte. Pierre Ichac réalise alors plusieurs films scientifiques sur l’Égypte, le Moyen-Orient, le Hoggar, où il passe deux séjours de six mois chez les Touaregs. Un reportage sur les Touaregs du Hoggar paru en 1930 dans le magazine VU le révèle au grand public. En 1932, il est l'assistant du réalisateur autrichien Georg Wilhelm Pabst pour la réalisation de L'Atlantide, film tiré du roman de Pierre Benoit et situé dans le désert du Hoggar. En 1934-1935, il participe à plusieurs expéditions en Afrique-Équatoriale française et au Hoggar. Il est notamment le cinéaste et photographe de l’expédition alpine française avec le capitaine Raymond Coche, François de Chasseloup-Laubat, Roger Frison-Roche et Pierre Lewden. Il participe à la découverte des fresques rupestres de Mertoutek. La mission Coche découvre officiellement les sites rupestres du Hoggar, dont la mission de Henri Lhote réalisera les relevés. De 1935 à 1939, Pierre Ichac est grand reporter à L'Illustration et à Paris Match. Il effectue des reportages sur la guerre d’Éthiopie (1935-1936), en Palestine, Syrie, Irak, sur la guerre civile espagnole (1936), en Afrique centrale (1937), en 1938 il participe aussi au film Le Drame de Shanghaï de Georg Wilhelm Pabst, et dans les Balkans après l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne nazie (1939). Il réalise également un reportage sur les premières lignes aériennes françaises transafricaines. En 1939-1940, il est correspondant de guerre en France. En 1940, Pierre Ichac participe avec l’abbé Breuil aux premières visites de la grotte de Lascaux, nouvellement découverte, et en réalise le premier reportage photographique. Entre 1942 et 1945, Pierre Ichac est correspondant de guerre et couvre les campagnes de Tunisie, de Corse, d’Italie (notamment la bataille de Monte Cassino), le débarquement de Provence, les combats du Jura, des Vosges et d’Alsace-Lorraine. Il réunira ses souvenirs dans le livre Nous marchions vers la France (1954). Pierre Ichac avait découvert l’Afrique centrale durant l’hiver 1933-1934, lors d’un reportage effectué au Tchad, en Oubangui (actuel République centrafricaine) et au Cameroun. Il y retournera en particulier en 1937. Mais c’est véritablement après la Seconde Guerre mondiale qu’il se consacrera à cette partie de l’Afrique. En 1946, grand reporter à la RTF, Pierre Ichac créé à une émission de radio consacrée à l’Afrique intitulée Magazine de la France d’outre-mer, puis L’Afrique et le monde, diffusé jusqu’en 1964. En 1969 et vice-président de l’Association des Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie (JNE), l'une des premières associations françaises de défense de l’environnement. Pierre Ichac reçoit en 1958 le prix Maurice Bourdet du reportage radiophonique et en 1961 le prix Pierre Mille décerné par le Syndicat de la presse française pour l’ensemble de ses reportages écrits ou parlés sur l’Afrique.
Connu pour

Les Grandes Batailles est une série d'émissions télévisées historiques de Daniel Costelle, Jean-Louis Guillaud et Henri de Turenne diffusée à la télévision française dans les années 1960 et 1970, qui décrit les principales batailles de la Seconde Guerre mondiale ainsi que le procès de Nuremberg. Le projet de la série commence en fait avec la commande officielle de l'État d'une émission sur la bataille de Verdun, en 1966. Suivront 10 autres émissions concernant la Seconde Guerre mondiale. Les auteurs et producteurs de la série sont Henri de Turenne et Jean-Louis Guillaud, tous deux journalistes. Ils confient la réalisation de la série au jeune réalisateur Daniel Costelle.
Les Grandes Batailles

Deux jeunes officiers, Saint-Avit et Morhange, se perdent dans le désert et se retrouvent prisonniers de la belle Antinéa, reine de la cité d'Atlantide. Saint-Avit aveuglé par son amour pour elle, lui obéit lorsqu'elle lui ordonne de tuer son camarade... Pabst propose avec L’Atlantide une lecture psychanalytique du roman de Benoit, avec une figure féminine dominatrice qui réduit ses amants en esclavage avant de les détruire. La dimension fantasmatique du film est troublante, L’Atlantide baigne dans une ambiance de cauchemar moite, entre la quête désespérée d’un ami disparu et les apparitions d’une faune interlope perdue dans le désert. Un long flash-back discursif émet l’hypothèse des origines parisiennes de Antinéa, née du mariage entre Clémentine une jolie danseuse de French Cancan à la cuisse légère et un prince arabe séduit lors d’une représentation théâtrale. Mais là encore, impossible de savoir s’il s’agit des divagations d’un vieil alcoolique ou de l’étrange vérité.
L'Atlantide

Le Chant du Hoggar, documentaire romancé, réalisé par Pierre Ichac, qui a pour thème la vie aventureuse des Touaregs d’autrefois, pour cadre les montagnes et les vallées les moins connues du Hoggar, et pour acteurs, les Touaregs eux-mêmes. Cette production, d’un intérêt considérable, a été tournée l’année dernière par Pierre Ichac, chargé de mission du Gouvernement Général de l’Algérie. Pendant six mois, le jeune réalisateur qui a parcouru en voiture plus de 7 000 kilomètres et à dos de méhari à travers les montagnes du Hoggar environ 1 000 kilomètres. a enregistré huit mille mètres de pellicule. La belle Fatimata règne sur tous les cœurs dans la tribu touarègue errante, avec ses troupeaux, dans les hautes vallées du Hoggar. Mais elle aime Le Lion, le plus brave des jeunes guerriers d'une tribu ennemie. Et c’est le nom de Fatimata que Le Lion grave amoureusement sur les rochers de la montagne.
Le Chant du Hoggar

Documentaire sur l'expédition alpine française au Hoggar en Algérie, avec Roger Frison-Roche, Raymond Coche, Pierre Lewden, François de Chasseloup-Laubat. L'Expédition Alpine Française du Hoggar 1935 a été conçue et préparée par le Lieutenant Raymond Coche, chef idéal pour une expédition à la fois alpine et saharienne en Algérie. Il se fixa entre autres buts de mener une cordée française jusqu'aux sommets encore inviolés de l'Atakor et de la Tefedest et y planter le drapeau français. Son vieil ami Pierre Lewden, athlète et journaliste, fut bientôt de l'équipe et, pour mener à bien leur projet et compléter le trio, ils firent appel à Roger Frison-Roche, guide de Chamonix, un des meilleurs grimpeurs de cette génération. Quelques jours avant le départ depuis Paris, e cinéaste Pierre Ichac se joint à eux. De cette expédition, encouragée par le Club Alpin Français et par le Gouvernement Général de l'Algérie, ils ramèneront de nombreux clichés et des kilomètres de rush sur pellicule.