Camera
Claude Langmann, commissaire priseur quinquagénaire, forme avec Marie un couple uni depuis quinze ans et toujours aussi amoureux. Pourtant, dans l'intimité, et malgré un désir toujours vivace, Claude a des problèmes d'érection. Alors que Marie s'accommode en souriant de ces défaillances, Claude s'angoisse et décide de consulter un spécialiste. S'ensuivent divers examens médicaux dont Marie se moque gentiment. Pour se rassurer, Claude décide de séduire d'autres femmes. Lors d'un déplacement professionnel à Genève avec son ami Paul-Édouard, il se procure la nouvelle pilule Viagra, mais sa tentative de séduction est contrariée par sa fille. À son retour à Paris, de fil en pilules...
1976. Jean-Luc Godard et Anne-Marie Miéville adoptent l'outil télévision pour mieux en dénoncer le contenu. Ils réalisent à Grenoble en 1975-1976 une série de six programmes de cent minutes, divisés chacun en deux émissions, pensée en vue d'une diffusion destinée au plus grand nombre. Véritable réflexion sur les moyens de communication, la série dénonce les médias « qui étouffent le vrai » pour proposer en contrepartie une télévision autre, plus proche des réalités sociales et plus critique.
Jeanne Quester est heureuse. Médecin dans un service d'urgences psychiatrique, elle anime tous les soirs une émission de radio. Son divorce est réussi, son émission marche, sa fille l'adore. On ne pourrait imaginer que vingt-cinq ans plus tôt elle a vecu un drame horrible. C'est alors qu'il appelle en direct à la radio. C'est Faber, le fou criminel qu'elle a rencontré autrefois, qui lui demande: "Vous croyez qu'il est malsain de laisser des choses inachevées ?".
Le film narre un abandon utopique, consensuel et festif de l'économie de marché et du productivisme. La population décide d'un certain nombre de résolutions dont la première est « On arrête tout » et la deuxième « Après un temps d'arrêt total, ne seront ranimés que les services et les productions dont le manque se révélera intolérable ». L'entrée en vigueur de ces résolutions correspond au premier jour d'une ère nouvelle, l'an 01.
Claude Lanzmann a retrouvé des rescapés juifs des camps d’extermination. Il a traqué les nazis qui se cachaient et réussi à les filmer clandestinement. Il est retourné sur les lieux, dans les villages limitrophes de Chelmno, Ponari, Treblinka, Sobibor, Auschwitz, pour interroger les témoins polonais. Ni fiction – tous les protagonistes ont été en contact direct avec les camps –, ni documentaire – il ne s’agit pas d’une compilation de souvenirs –, Shoah est avant tout un film de la mémoire qui abolit la distance entre le passé et le présent. Sans recourir aux documents d’archives – il n’y a pas un cadavre dans cette œuvre pétrie de mort – ni aux “images chocs”, Shoah (“anéantissement”, “destruction”, en hébreu) démonte les rouages de la “solution finale”. “Nous avons lu, après la guerre, quantité de témoignages sur les ghettos, sur les camps d’extermination.
Un peintre vieillissant est rongé par un secret qui l'obsède : l'abandon, il y a dix ans, d'un grand tableau qui devait être son chef-d’œuvre et dont sa femme était le modèle. L'arrivée d'un jeune couple dans sa propriété du Midi va lui permettre de reprendre cette œuvre et c'est la jeune femme, qui cette fois, lui sert de modèle. Pendant les cinq journées de pose, la tension va monter entre les différents protagonistes.
Jean-Luc Godard observe la journée de deux enfants d'une dizaine d'années, un petit garçon et une petite fille, pour s'interroger sur la réalité, sur les mots, sur les images, et aussi sur la télévision. Au cours de chaque émission, composée de rubriques variées à la manière d'un magazine, Jean-Luc Godard établit des allers et retours: entre l'école et la famille, entre les loisirs et le travail, entre le sommeil et le réveil, tels que les enfants les perçoivent et les racontent en réponse à des questions qui les surprennent. D'autres allers et retours suivent: entre les choses et le langage, entre les apparences et ce qu'elles cachent, entre les enfants et les adultes...
Quelques portraits de brigands, du Moyen-Âge à aujourd'hui. Bourreaux médiévaux, tortionnaires bolcheviks ou vulgaires mafieux contemporains, ils trahissent et torturent.
Pour obtenir la mise en liberté provisoire de sa femme, Bruno dénonce Bobby, un dealer qui est abattu par la police. Une jeune femme tente de secourir les drogués les plus dépendants et décide de venger Bobby.
À la mort de leur mère, une jeune fille et son frère cadet partent à la recherche de leur père disparu depuis des années.
À la suite de l'incendie criminel d'une colline dont la propriétaire est la fille d'un homme qui baignait dans le trafic de drogue avant d'être récemment assassiné, deux journalistes décident d'enquêter sur l'affaire.
Dans la pénombre du port, Lili, une toute jeune femme, serre dans ses bras son amant, qu'elle vient de perdre. Il inventait des jeux video pour un trust japonais. Un gamin relève le defi de terminer celui qui reste inachevé.
Un griot africain raconte la création du monde. Une histoire à dormir debout, comme tous les contes. La naissance de l'univers, la formation de la Terre, l'apparition de la vie, la sortie de l'eau, la conquête du paradis terrestre... Une saga furieuse et pleine de rebondissements défile alors sous nos yeux.
Julien retrouve Marie. Disparue de sa vie depuis des mois, peut-être des années. Après en avoir rêvé, il va croiser, dans la réalité, cette même Marie au coin d'une rue. Julien est horloger, il répare les immenses pendules démantibulées qui encombrent son atelier, offrant des cadrans aveugles aux heures arrêtées. Mais il est aussi maître chanteur. Il menace et rançonne Madame X, élégante et ravissante faussaire en tissus asiatiques anciens. Julien aime Marie ; celle-ci a l'air de le lui rendre, mais Julien ne comprend pas que Marie soit si étrange. Julien cache son second métier d'escroc, Marie cache… on ne sait quoi. Ses rapports avec Madame X, ses visites à un curieux salon où elle retrouve une sœur de Madame X, la reconstitution d'une chambre bleue sous les combles de la maison de banlieue de Julien.
Marie et Louis sont mariés depuis 10 ans et ont 2 enfants. Louis est un ouvrier du bâtiment qui, pour faire vivre sa femme et ses enfants dans un certain confort, travaille de plus en plus. Marie demande à Louis de passer plus de temps avec sa famille, mais celui-ci lui répond que c'est impossible. Marie fait la connaissance d'un ancien professeur de son fils : il semble séduit par Marie qui se laisse inviter plusieurs fois, en compagnie de ses enfants, chez lui... Le couple se délite encore un peu plus quand Louis rencontre une jeune prostituée. Le couple parviendra-t-il à traverser cette épreuve ?
" Ici, c'est une famille de Français moyens devant leur télévision. Ailleurs, ce sont des combattants palestiniens filmés avant les massacres de Septembre noir." (JLG, 1976). "On est venu ici pour étudier ça : apprendre, tirer des leçons, si possible enregistrer ces leçons, pour les diffuser ensuite ici même, ou ailleurs dans le monde. Il y a presque un an, deux d'entre nous sont venus enquêter au Front démocratique. Puis un autre est allé au Fath. Nous avons lu les textes et les programmes. En tant que maoïstes français, nous avons décidé de faire le film avec le Fath dont le titre est Jusqu'à la victoire. Nous laissons les Palestiniens, au cours du film, dire eux-mêmes le mot: "Révolution". Mais le avrai titre du film, c'est Méthodes de pensée et de travail du mouvement de libération palestinien." (JLG, Manifeste, juillet 1970)
Tirée, poussée, hissée, Jeanne parvient in extremis en salle d'accouchement pour mettre au monde son petit dernier. Elle mènerait une vie plutôt épanouie, Jeanne, dans son chalet montagnard au milieu de ses cinq enfants, n'était le caractère quelque peu volage de son mari Edouard. Il l'adore, c'est entendu, mais ne peut s'empêcher de se " réchauffer " auprès de filles plus jeunes.
Documentaire sur L'Enfer, film inachevé de Henri-Georges Clouzot, il alterne des scènes de ce film et des séquences expérimentales d'effets artistiques extraits des rushes avec des interviews de personnes ayant participé au tournage. Les bandes-son étant perdues, deux acteurs reconstituent certains dialogues entre Odette et Marcel. Paul achète l'Hôtel du Lac, épouse la ravissante Nelly et, bientôt à la tête d'une petite famille et d'une affaire prospère, donne tous les signes de la réussite. Pourtant, quelque chose ne va pas. Une étrange nervosité s'empare de Paul. Il dort mal. Il se sent oppressé et se met à surveiller attentivement le comportement de sa femme. N'est-elle pas trop jolie ? N'aime-t-elle pas trop plaire ? Et pourquoi toutes ces jolies robes ? Pour qui ? Bientôt, Paul, férocement jaloux, surprend Nelly et l'un de ses clients, Martineau, sur une île. Il fait à son épouse une première scène tonitruante. Au fil des mois, il perd pied et sombre dans la folie...
Deux magiciennes immortelles, Leni et Viva, s'affrontent dans Paris. L'une craint la nuit, l'autre la lumière. Toutes deux convoitent une bague qui leur permettra de rester sur Terre, et qui est détenue par des mortels.
Camille, une comédienne partie vivre en Italie, revient en France avec son nouveau compagnon, Ugo, et une troupe de théâtre pour donner dix représentations de Comme tu me veux de Luigi Pirandello. C'est la première fois qu'elle retourne à Paris, depuis qu'elle a quitté dramatiquement Pierre, l'homme avec qui elle vivait. Camille redoute de le retrouver. Ugo a également son secret. Il est à la recherche d'un manuscrit inédit du grand Goldoni. Cette quête va l'amener à rencontrer la troublante Dominique, dite Do.