Directing
Sous la Ve République, de nombreux candidats à la présidentielle ont fait campagne avec le soutien d'un comité artistique. La comédienne Barbara Schulz évoque quarante ans d'histoire politique.
Le soir du 4 novembre 1995, en quittant une grande manifestation de soutien à la paix, le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin tombait sous les balles d'un extrémiste religieux juif. Cet assassinat mettait tragiquement fin à la vie d'un homme qui s'était dévoué à son pays, d'abord comme soldat, puis comme homme d'État. Il fit la guerre aussi longtemps qu'il fut persuadé qu'il n'y avait aucune chance de faire la paix. Mais en 1993, il sut résolument engager son pays dans la voie de la négociation avec les Palestiniens car il était désormais convaincu que le temps de la paix était venu. Ce choix lui coûta la vie.
En France, il est une particularité en politique, celle du poids pris par l'avis des intellectuels dans le débat public. La campagne pour l'élection présidentielle est souvent un moment de vérité pour eux. Comment marquent-ils leur engagement au cours de ces mois où la France entière est focalisé sur son avenir politique ? Comment leurs prises de positions influent-elles sur les choix des électeurs ?