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Gisèle, une jeune fille naïve, est engagée comme gouvernante par Michel, bourgeois libertin. Des rapports de domination, à tous égards, se développent entre eux. Léni, amie de Michel, profite de l'absence de ce dernier pour tenter de faire prendre conscience à Gisèle de son aliénation.
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Variations poétiques et philosophiques autour du thème du Paradis perdu, ou la perte d'innocence obligée pour atteindre la connaissance. Ici, quelques dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants, tentent de dialoguer solitairement avec la nature, I'eau, le ciel, les fleurs, les arbres, les insectes... à la recherche du silence et de l'invisible, tout ce que la ville et la société d'aujourd'hui essayent de masquer et d'étouffer. Leurs cris, leurs messages se croisent et se répondent, comme des échos dans la montagne, ou des ondes dans l'eau, qui sont l'essence et la respiration du monde.
Façon de parler : Julien et Anty sont deux jeunes glandeurs amorphes, spécimens cérébraux comme il en courrait déjà les rues pavées de 1968. Pour transporter trois babioles du 8 rue du Beau Site au 187 avenue Louise, il leur faudra pas moins de sept jours. Illustration de la stratégie du moindre effort : on dépose le canapé sur le trottoir, et on s'y assoit tranquillement en attendant que le feu devienne vert. Ça baille, on se grille une clope. Arrêt sur image : on se prend une pause, puis un interlude, même un entracte. D'intertitres gribouillés en notes didactiques - principe d'Archimède et relativité d'Einstein - à l'égard de qui compte décrocher un lustre, la loufoque Histoire d'un déménagement se rit en muet et en noir et blanc de ces pseudo-intellectuels bientôt affalés sur le même lit et buvant les mêmes canettes... deux rues plus loin. C'est ce qui s'appelle refaire le monde.
De la pensée réflexive au récit spontané, du témoignage à la fiction, chacun prend la parole pour dire son expérience propre de la violence et du conflit.