Directing
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Cinématon est une série cinématographique de portraits filmés montrant une personnalité des arts, de la culture ou du spectacle, en un seul gros plan fixe et muet de 3 minutes et demie, dans lesquels elle est libre de faire ce qu'elle veut.
Le propos du film est de dépasser la notion du corps en tant que système de fonctions, symptomes et réflexes qui essayent de délimiter la totalité du corps. Le corps, ici représenté avec toutes ses normes, confronté à lui-même dans un espace dépourvu de références causales, s'achemine à l'abolition de son image et au jaillissement de sa source intérieure: c'est le noyau lumineux du corps humain.
Mes films commencent au moment où les autres se terminent (Conversation avec Teo Hernandez I) est la captation sonore, réalisée le 13 novembre 1979, du 1er entretien que Gérard Courant et Joseph Morder ont eu avec le cinéaste mexicain Teo Hernandez, qui précède Un cinéaste qui ne tient pas la caméra est comme un peintre qui ne tient pas le pinceau (Conversation avec Teo Hernandez II), enregistré le 25 janvier 1980 et Teo Hernandez sur Radio Ark en ciel, enregistré le 2 juillet 1982. (Il existe un quatrième film, réalisé le 20 octobre 2006, Teo Hernandez à Paris, qui est une rencontre filmée entre Gérard Courant et Mauricio Hernandez, le neveu du cinéaste latino-américain).
Teo Hernandez filme les déchets et les rebuts retrouvés sur les trottoirs parisiens. «Les trottoirs sont des sujets formidables: les déchets, les objets et matériaux, les taches, les panneaux… sont un sujet de cinéma.»
Chronique intime de gens et de lieux que le cinéaste apprécie, qui propose un nouveau regard: celui de l'innocence.
Un film de Gaël Badaud.
«ANGLE, avec ses brefs plans noir et blanc, presque toujours en plongée et en oblique, de corps ou de partie de corps nus, est un film de la brisure. Des ponctuations d'amorce noire morcellent la continuité filmique, isolant des sortes d'instantanés ou de brefs mouvements furtifs: roulement du corps sur lui-même, heurt contre l'autre ou chute (ces chutes terribles, à pic comme un évanouissement, comme celle du héros du Chien andalou, dont la main en tombant effleure un moment le dos nu d'une belle insensible et qui est, me semble-t-il, la plus saisissante représentation qu'on puisse donner du lien de la passion amoureuse et de la mort). Souvent, ces mouvements sont répétés et les acteurs semblent alors les descendants des bonshommes de Muybridge égarés dans une pièce blanche. A la fin - c'est le plus long plan du film - dans un angle de la pièce, un des deux acteurs reste accroupi, se cachant les yeux dans les mains. Puis l'angle réapparaît, vide.» Dominique Noguez.
Un film de Teo Hernandez
Liberté Provisoire s'inscrit dans cette direction qui va du quotidien - une ballade dans le quartier de Belleville et dans celui de Ménilmontant qui débouche au cimetière du Père Lachaise sur le tombe de Piaf et Sarapo - à un autre niveau où la quotidienneté atteint une transformation de sens.