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Jean-Pierre Léaud

Jean-Pierre Léaud

Acting

Biographie

Fils de Pierre Léaud et de la comédienne Jacqueline Pierreux, Jean-Pierre Léaud apparaît pour la première fois au cinéma dans La Tour, prends garde! (1957, Georges Lampin). Mais sa carrière commence vraiment à l'âge de 15 ans après qu'il réponde à l'annonce dans France-Soir du casting des Quatre Cents Coups de François Truffaut. Le film, qui est un succès international, est aussi l'une des œuvres fondatrices de la Nouvelle Vague dont Jean-Pierre Léaud devient, avec le personnage d'Antoine Doinel, l'un des acteurs les plus représentatifs. De l'adolescent tourmenté des Quatre cents coups, son personnage fétiche va évoluer et grandir à travers quatre autres films : L'Amour à vingt ans (1962), Baisers volés (1968), Domicile conjugal (1970) et L'Amour en fuite (1979). Il tourne également Les Deux Anglaises et le Continent (1971) et La Nuit américaine (1973) sous la direction de François Truffaut qui l'initie même à la réalisation en le faisant travailler comme assistant sur La Peau douce en 1964. C'est d'ailleurs comme assistant qu'il est engagé par Jean-Luc Godard pour Une femme mariée (1964), avant de devenir l'un des ses fidèles interprètes dans plusieurs de ses films à l'ambiance pop-art comme Pierrot le Fou (1965), Made in USA (1966) ou La Chinoise (1967). Elevé au biberon de la Nouvelle Vague, il en explore au travers de son jeu décalé et souvent incompris les moindres possibilités en jouant dans des œuvres de plus en plus hermétiques. Déjà avec Deux Anglaises et le Continent, mais surtout avec La Maman et la Putain de Jean Eustache, scandale et échec cuisant de 1973. Le décès de François Truffaut survenu en 1984 semble marquer la fin d'une époque pour Jean-Pierre Léaud, symbolisée par sa dernière collaboration avec Jean-Luc Godard dans Détective en 1985. Il continue à se mettre en danger en tournant pour des auteurs tels que Benoît Jacquot (1985, Corps et Biens) ou encore Catherine Breillat (1986, 36 fillette), mais s'essaie malgré tout à la comédie populaire dans Les Keufs de Josiane Balasko (1987). Depuis 1990 et le film J'ai engagé un tueur d'Aki Kaurismaki, le comédien recouvre une certaine aura grâce à des rôles mieux pensés qui le débarrassent de son encombrante enveloppe d'Antoine Doinel. Il tourne entre autres Paris s'éveille (1991, Olivier Assayas), Pour rire! (1997, Lucas Belvaux), Le Pornographe (2001, Bertrand Bonello) et J'ai vu tuer Ben Barka (2005, Serge Le Peron), des choix s'orientant vers un cinéma d'auteur engagé voire polémique. Après une interruption de plusieurs années, l'acteur réapparaît au Festival de Cannes 2009 pour la présentation du film Visage de Tsai Ming-liang, et retrouve Aki Kaurismäki pour Le Havre en 2011, 20 ans après leur dernière collaboration sur La Vie de bohème.

Connu pour

Le Havre
7.0

Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire. Quand au même moment, Arletty tombe gravement malade et doit s’aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l’indifférence humaine avec pour seules armes, son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d’un état de droit occidental, représenté par l’étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon réfugié. Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents.

Le Havre

2011Film
Morceaux de Cannes
2.0

Du Festival de Cannes, on croyait avoir tout vu, tout lu, tout entendu, entre paillettes et bruits de couloirs, scandales et censures. Et pourtant, Morceaux de Cannes d’Emmanuel Barnault, grand spécialiste du cinéma italien et français, nous convainc du contraire. Le troisième événement planétaire (avec les Jeux Olympiques et la Coupe du monde de football) ne livre ses secrets qu’avec parcimonie, son film en témoigne. Fruit d’une recherche passionnée dans les archives de l’INA, ces 52 minutes sans interviews ni voix off, enchaînent des séquences rares et certaines inconnues. Mises bout à bout, elles racontent une histoire du Festival surprenante, originale et chaleureuse. Sur la plage, au coin d’une rue, dans un restaurant ou dans l’intimité d’une chambre d’hôtel, ces archives oubliées convoquent les plus grands cinéastes, comédiennes et comédiens des soixante-dix dernières années, de Jean Cocteau à David Lynch, pour une anthologie de l’histoire du Festival.

Morceaux de Cannes

2021Film