Camera
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«L'histoire que vivent mes amis devant la caméra est celle d'un jeune homme qui, parti de son lointain pays à la conquête d'un monde nouveau, la grande ville, après y avoir fait la quête de certaines amours, retourne chercher réconfort dans sa région natale. Mais tout est terminé, les liens n'existent plus. Il repart donc à la conquête du "nouveau monde", cette fois pour de bon... Mais il aura perdu Genevieve.»
Quatre ans après « Pour la suite du monde » (1963), le réalisateur Pierre Perrault demande à Alexis Tremblay s'il accepterait de se rendre avec sa femme Marie dans le pays de leurs ancêtres, la France. Dans un montage parallèle, on les suit en France et on les écoute en parler à leurs amis.
Joyeux calvaire nous raconte l'histoire de l'amitié naissante entre Marcel et Joseph, deux itinérants partis à la recherche d'un ami en difficulté. À travers le portrait touchant et plein d'humour de ces deux marcheurs infatigables, philosophes et libres, Arcand pose un regard attendri sur le Montréal des laissés pour compte et dresse un portrait peu reluisant de notre société moderne. À ce titre, la ville est filmée de façon plutôt inusitée et la photographie de Guy Dufaux donne un côté à la fois irréel et étrange à la métropole québécoise. Un film attachant mêlant à la fois réalisme et poésie. Gaston Lepage et Benoît Brière nous entraînent avec eux dans ce Montréal marginal et décalé. On les suit volontiers avec enthousiasme et compassion. Un film à voir sans restriction.
À la veille de l'inauguration d'une autoroute dont ils ont orchestré la construction, quelques politiciens sans scrupule se réunissent dans la demeure d'un parrain de la mafia, Vincent Padovani, pour célébrer l'événement. Tandis qu'ils échangent compliments hypocrites et blagues douteuses autour d'un repas bien arrosé, leurs hommes de mains et leurs gardes du corps discutent, boivent et jouent au sous-sol en attendant la fin de la soirée. C'est à l'extérieur de la luxueuse demeure que se trame le drame qui viendra gâcher l'atmosphère de cette petite rencontre entre amis : de retour des États-Unis, la femme de Padovani, Réjeanne, désire renouer avec son mari qu'elle avait abandonné quelques années plus tôt pour un rival juif. Ailleurs dans la ville, de jeunes militants préparent une manifestation pour protester contre les expropriations massives ayant découlé de la construction de l'autoroute.
Le film donne la parole à Hauris Lalancette, agriculteur, qui se bat depuis près d'un demi-siècle pour sauver son royaume abitibien.
Long métrage documentaire sur l’Abitibi agricole. Ce film est un véritable plaidoyer pour la terre et pour un genre de vie plus humain en face d'une société devenue froide et insensible.
Une pêche au marsouin abandonnée depuis trente-huit ans est reconstituée pour le film par les habitants de l'Ile-aux-Coudres. Le marsouin sera ensuite transporté vers un zoo de New York.