Directing
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C’est un monde clos tournant sur lui-même qui se déploie sans commencement ni fin. Les gestes saccadés et les regards habités par un ailleurs trahissent la fonction psychiatriques des murs blancs dont le film ne nous dit rien. Il déploie plutôt le quotidien d’enfants extraits du mutisme et de l’isolement au gré d’une caméra leur accordant un droit d’exister pleinement.
Dans un pays occupé depuis des décennies, un couple de marionnettistes continue d'apporter un peu de joie de village en village. Les enfants rient, peut-être encore inconscients de la gravité de la situation. Le volet central est consacré à la visite du camp de réfugiés de Dheisheh.
En juillet 2002, le dessinateur Daniel Maja se rend en Palestine à la demande du Consulat à Jérusalem et du ministère palestinien de la Culture, pour relancer un projet d’écoles de dessin à Ramallah et à Gaza. Le cinéaste Dominique Dubosc l’accompagne. Le film qui en résulte est la mémoire de ce voyage, ou plutôt, un voyage dans la mémoire des deux voyageurs. Au-delà des péripéties de la "mission Maja", vite oubliée, ce que la mémoire retient ou ramène à la surface est une vision (de plus) de l’intolérable, et en même temps, "le lien subtil, impossible à rompre" qui relie malgré tout l’homme et le monde.